Ségrégation urbaine

« Y a-t-il des quartiers de riches et des quartiers de pauvres ? »

Définition

La ségrégation urbaine peut être définie comme un isolement à la fois social et spatial d’un groupe, d’une ethnie, d’une société… plus subi que choisi. Elle est également le processus de séparation qui conduit à ce résultat d’isolement.
Les grands ensembles, les paysages de tours et de barres, les quartiers d’habitats sociaux, la « banlieue » en sont les images urbaines et contemporaines. 

Éléments de débat

La ségrégation urbaine touche la notion de communauté, de regroupement (choisi et non choisi) d’un groupe autour de quelque chose qu’il partage au détriment de son intégration sociale globale.
La ségrégation urbaine met en question la notion de mixité sociale et la prise en compte de cette mixité dans l’espace urbain : à l’échelle d’un quartier  ? dans une opération de construction (ex : 20 % logements sociaux dans toute opération urbaine de logement) ? à l’échelle d’une cage d’escalier partagée, d’une rue, d’une place… ?
Pour autant, la ségrégation n’est pas qu’affaire d’espace.
Quand on est proche physiquement, est-on plus proche socialement ?
En ville, l’esthétique de différents bâtiments ne sépare-t-elle pas leurs habitants ?
Et en campagne, n’y a-t-il pas de ségrégation ?
Autant de questions qui se posent à la politique de la ville. 

Chiffres clés