Agriculture

Hier, tout le monde avait un grand-père paysan. Et aujourd’hui ?

Définition

Activité économique ayant pour objet la transformation et la mise en valeur du milieu naturel afin d’obtenir les produits végétaux et animaux utiles à l’homme, en particulier à son alimentation.
Filière complète et complexe, l’agriculture est faite d'exploitants agricoles, d’ouvriers agricoles, de saisonniers, de sièges d’exploitation, de productions… Avec un fort paradoxe : avec seulement 4 % des actifs de Nantes Métropole, l’agriculture occupe un tiers du territoire de l'agglomération. Au-delà de sa définition « économique », l’agriculture structure le territoire sur plusieurs dimensions : le paysage, l’identité, l’environnement, les loisirs…

Éléments de débat

Longtemps utilisé comme simple variable d’ajustement du développement urbain, l’espace agricole et naturel est aujourd’hui considéré comme une «infrastructure naturelle ». Il est une composante essentielle de l’armature verte de la ville, un espace à préserver, dans une stratégie globale d’économie d’espace et de renouvellement urbain qui doit s’affirmer.
Quelles limites à la ville  ?
L’agriculture, activité économique, a besoin de lisibilité pour investir et fonctionner. La ville doit donc conforter des espaces agricoles pérennes, à un horizon d’au moins 20 ans. Le traitement urbain des limites de la ville est posé. Elément de valorisation comme peut l’être un front de mer, cette lisière est-elle à traiter comme un littoral  ?
Quel rôle pour les habitants  ?
La forte demande de produits locaux exprimée par les consommateurs permet d’espérer un développement conséquent de l’approvisionnement alimentaire en circuits courts. Un phénomène a priori positif dans un contexte de recherche d’amélioration du bilan carbone et d’attachement aux valeurs du terroir et à l’identité du territoire. Cependant, ce type de production n’occupera pas tout l’espace agricole de l’agglomération. 

Chiffres clés

  • Espace agricole : 17 000 ha
  • 31 % du territoire de Nantes Métropole
  • 68 agriculteurs de l’agglomération identifiés comme producteurs en vente directe  

Les contributions

L'aéroport avec ses dessertes, vont détruire 2500ha de terres agricoles bocagères.
Charles, Nantes, le 21/12/2010 15:06
Charles, apparemment l’aéroport est un sujet qui vous passionne ! C’est bien normal, mais comme nous vous l'avons aussi rappelé pour les fiches "Emploi", "Etalement urbain", "Mondialisation", "Pays de la Loire", "Plan climat" et "Pollution", nous nous permettons de vous demander de ne pas détourner le site Internet de son but initial, qui est de faire émerger un projet global collectif pour la métropole nantaise à l’horizon 2030.
Equipe Ma ViLLe Demain, Auran, le 17/01/2011 10:16
Je comprends le souci de Charles. Ceci dit, dans une économie contrainte par l'énergie (ce que l'Auran a dû rapporter au personnel politique, non ?), l'agriculture urbaine et péri-urbaine va devoir jouer un rôle important pour nourrir les 500 000 habitants de l'agglomération. Imaginez : 1 500 000 000 (1 milliard 500 millions) de kcalories à apporter chaque jour dans les villes, avec un baril à 100$ en 2011, puis 150 en 2015, puis.. puis.. Gaspiller disons 2000 ha de terre agricole est un geste... bizarre.
Xavier, Nantes, le 18/02/2011 15:05
A l'heure de la mondialisation, des aliments (céréales, légumes, fruits, viande, lait...) arrivent sur les étals des commerces de l'agglomération et proviennent de chaque coins du globe. Je rejoins Xavier et suggère que nous développions un projet agricole qui permette à l'agglomération d'être "alimentairement" indépendante. Il faut valoriser les exploitations maraîchères de l'agglomération qui produisent des légumes de saison, dans le respect de l'environnement, de la fertilité que le sol peut apporter, des insectes adjuvants et pour préserver des terres agricoles que l'urbanisation détruit peu à peu. Je souhaite être maraîchère à mon tour dans plusieurs années et l'état actuel de la politique de développement de l'agglomération ne m'offre pas de bonnes perspectives d'avenir.
Nadège, Sainte-Luce-sur-Loire, le 27/02/2011 14:56