Alimentation

Faut-il vivre pour manger ou manger pour vivre ? en tout cas il faut alimenter les débats...

Définition

L’alimentation est l’activité humaine qui consomme le plus d’énergie tant en ressources qu’en travail. Le marché de l’alimentation est une réalité économique de premier ordre tant en termes de production (maraîchage, polyculture-élevage, pêche, conchyliculture...), de transformation (in- dustries agro-alimentaires, restauration...) ou de distribution (transport, hypermarché, petit commerce de détail...).

Éléments de débat

L’émergence d’une nouvelle demande, notamment citadine, façonne-t-elle un nouveau modèle agricole (associations pour le main- tien d'une agriculture paysanne, vente directe, circuits courts...) ?
Et quelles conséquences pour l’agglomération nantaise et l’agriculture départementale, notamment périurbaine ?
Pour le lait, la viande bovine et le porc (et sans parler du maraîchage), l’agriculture produit plus que ce qu'on ne consomme dans le département ! Et pourtant les produits en provenance de l’étranger (mais à moindres coûts) sont fortement présents dans notre alimentation.

Comment favoriser la proximité ?
Nos modes de vies modifient notre alimentation. Ainsi, dans les grandes agglomérations, la tendance est au grignotage dans la voiture, au travail, dans la rue ou les transports en commun, pour la plus grande joie de la restauration rapide : boulangeries, fast-foods, traiteurs, boutiques disposant d'un coin café...
On estime que 32 % de la population prend son repas de midi sans se mettre à table.

Chiffres clés

  • La part de l'alimentation dans le budget des ménages (18 %) est quasi équivalente à celle consacrée aux transports. Mais cette part cache de réelles disparités. Ainsi, pour de nombreux foyers modestes, elle peut être bien supérieure (de 20 à 25%). A titre de comparaison, le budget des ménages consacré à l’alimentation est de 41% au Maroc.
  • 50 Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) sur l’agglomération nantaise. Loire-Atlantique : 1er département français pour le foncier agricole bio
  • 1 prix Charles Monselet pour récompenser les bonnes tables de la métropole nantaise

Les contributions

Autrefois, vivre prenait du temps... Se chauffer, s'alimenter, réparer... Aujourd'hui, notre mode de vie jetable (Fast-Life) met en évidence une culture perdue : celle du savoir-faire.
Henri, Paris, le 27/12/2010 14:39
La Loire-Atlantique est le premier département français pour le foncier agricole bio. Mais l'essentiel de ces surfaces sont dédiées à l'élevage et à la production laitière. Et la plus grande partie de sa production est consacrée à l'exportation, rendant le département extrêmement dépendant des importations des autres pays et départements. On ne peut pas envisager 2030 sans envisager une alimentation durable à court terme. Dans notre département, cela passe par une mutation profonde de l'agriculture : la consommation de viande actuelle constitue un gaspillage de territoire, d'eau et d'énergie. L'alimentation de demain doit être durable, et donc bio, locale, et principalement végétarienne. Comment aborder cette mutation dans le département ?
Vincent, Nantes, le 11/02/2011 01:12
L'agriculture doit se rapprocher de la science pour permettre de subvenir aux besoins alimentaires des populations et de respecter l'environnement. Culture hydroponique, verticalité des installations, OGM en milieux confinés sont des premières solutions qui peuvent répondre aux exigences de qualité et de quantité. Je crois profondément que la science peut apporter de nouvelles réponses aux problèmes agro-alimentaires : Faire pousser de la viande in vitro a été démontré. Reste à ajouter le goût! Il est évident que ce point de vue reste minoritaire car il n'érige pas le terroir comme valeur. Cependant ces solutions ont le mérite d'être transposables pour l'ensemble des populations du monde car en 2030, plus qu'aujourd'hui, la métropole nantaise n'existera qu'avec le reste du monde.
Romain, Nantes, le 11/02/2011 09:48
Pour avoir travaillé dans des serres de culture hors-sol, je ne pense pas que la science apporte "de nouvelles réponses aux problèmes agro-alimentaires". Les tomates n'ont pas de goût, des produits toxique sont appliqués sur les pieds de tomates quand il y a des maladies. Concernant les OGM, on a déjà du recul sur l'impact économique et social que ce mode de culture apporte aux consommateurs mais également auprès des agriculteurs : en Inde, parce que les semences doivent être rachetées chaque années car stériles et parce qu'il faut également acheter les pesticides qui vont avec, les agriculteurs indiens se suicident car ils ne peuvent pas faire face à toutes ces dépenses. En Amérique du Sud, on répand des pesticides sur les OGM par avions, ce qui provoque des brûlures ou encore des maladies chez les personnes habitant à proximité des champs cultivés. Et ce qui est encore plus incroyable, c'est que les OGM sont censé posséder des gènes qui peuvent, dans certains cas, empêcher les nuisibles de détruire les plantes. Or en plus, il faut ajouter des pesticides, comme si, finalement, les plantes génétiquement modifiées ne se suffisent pas à elles-mêmes ! Croire en les OGM est une hérésie, on a des preuves dans le monde que cette technologie ne profite qu'aux semenciers. De plus, on ne sait pas encore quels peuvent être les effets sur le corps humain, on n'a pas assez de recul pour pouvoir affirmer que les OGM sont une solution. Et nul n'ignore que les OGM sont présents dans l'alimentation, même en faible quantité (animaux nourris avec des céréales OGM, maïs OGM, patate OGM, riz OGM, soja OGM...).
Nadège, Sainte-Luce-sur-Loire, le 27/02/2011 19:45
Votre seconde phrase montre que vous n'avez pas lu attentivement mon message. J'ajouterai que je ne fais pas l'apologie de l'utilisation des OGM tels qu'elle est réalisée aujourd'hui par les semenciers et que je partage votre point de vue : aujourd'hui les OGM profitent aux semenciers. Cependant limiter le potentiel des OGM à ce qu'ils en font (des plantes résistantes aux pesticides) n'est pas pertinent, relève d'un manque de connaissance scientifique et ne fait pas avancer le débat. Nous n'avons pas suffisament de recul pour affirmer que les OGM ne sont pas une solution.
Romain, Nantes, le 28/02/2011 10:00