Catégorie socio-professionnelle

Oubliés les ouvriers et les artisans dans la métropole ? Si on s’en tient aux Catégories socioprofessionnelles (CSP), qui mêlent les notions d’activité et de revenu, l’agglomération nantaise a une population active diversifiée.

Définition

Le classement de la population française, réalisé par l’Insee, désigne différentes catégories socioprofessionnelles, les CSP (depuis 1982, l’Insee préfère le terme de PCS, professions et catégories socioprofessionnelles). Un classement discuté : social, pourquoi pas  ? Professionnel, sans doute. Mais socioprofessionnel, qu’est-ce que cela veut dire? C’est en fait une manière de regrouper les professions en grandes catégories de professions. Dans son niveau le moins détaillé, elle comporte six catégories : Agriculteurs exploitants  ; Artisans, commerçants et chefs d’entreprise  ; Cadres et professions intellectuelles supérieures; Professions intermédiaires  ; Employés  ; Ouvriers.

Éléments de débat

L'évolution des modes de production a fortement réduit le nombre d'agriculteurs et le développement du secteur des services
(« tertiaire ») a entraîné une forte augmentation des professions intellectuelles et intermédiaires. Ce mouvement va-t-il se poursuivre, dans la métropole nantaise comme ailleurs ? En effet, à la différence d’autres territoires, le nombre d’employés et d’ouvriers reste stable dans l’agglomération.
 

Chiffres clés

Par rapport à la moyenne française, le territoire de Nantes Métropole a des spécificités :

  • une part de cadres et de professions intermédiaires plus importante (48 % contre 40 %), 
  • une proportion d’employés identique (28 %), 
  • une part d’ouvriers (19 % contre 24 %), d’agriculteurs exploitants et d’artisans, commerçants, chefs d’entreprise plus faible.

Les cadres et les professions intermédiaires ont progressé fortement ces dernières années, les autres catégories restant stables, contrairement à certaines autres grandes métropoles où elles diminuent.

Les contributions

Et si la métropole nantaise permettait aux artistes auteurs visuels qui y résident, de créer, se loger et retirer rémunération de leur travail ? Les artistes auteurs plasticiens sont entre 600 à 800 à vivre dans l’agglomération nantaise, dont la moitié survivant de revenus avoisinant le RSA. La culture est avancée comme un moyen principal de développement harmonieux. Pourtant il semble que ceux dont le métier est d’y contribuer sont absents des questionnements. Hormis les nécessaires actions phares, quid des créateurs quotidiens de notre secteur. Propositions pour Logements et Espaces de création - Des ateliers-logements en locatifs sociaux, des petits groupements d’ateliers, sur l’ensemble de l’agglomération. - La réaffectation à la création de « pas de portes » délaissés, pour des implantations d’artistes essaimés en quartiers. La poursuite de reclassement de friches en pépinières pluridisciplinaires de création. Propositions pour Présentations Publiques et Expositions Une caractéristique des artistes auteurs plasticiens, c’est qu’ils travaillent souvent beaucoup et presque toujours gratuitement. L’exposition en espaces publics est considérée comme une « faveur » accordée « pour se faire connaître ». - un développement des espaces de présentation publics. - l’application du Droit de Présentation Publique, aux auteurs professionnels dans les espaces publics non commerciaux (droit inscrit au code de la propriété intellectuelle). Concrètement, c’est la rémunération des artistes pour l’exposition de leur travail dans des espaces publics qui ne pratiquent pas la vente des œuvres. On n’imaginerait pas de programmer des concerts ou des pièces de théâtre sans prévoir de budget pour les artistes qui se produisent. C’est ce qui se passe pourtant le plus souvent pour les artistes plasticiens, dans les divers espaces publics où ils exposent. Pour les besoins de leur travail, es artistes sont souvent amenés à visiter et revisiter les musées. Or, curieusement, ils n’y bénéficient pas de la gratuité, alors même que potentiellement ils nourriront les collections de demain. Comme les artistes se déplacent aussi souvent, ils ne peuvent non plus s’abonner à tous les musées de France. La gratuité des musées pour les artistes permettrait à tous les artistes, locaux ou de passage de nourrir leur création simplement. Rappelons que 0% du prix d’entrée des musées revient aux artistes, contrairement aux entrées du spectacle, qui contribuent à la rémunération des auteurs, des interprètes et à la production. Propositions Concertation - Expertise La création visuelle est probablement le secteur où ceux qui conçoivent et produisent sont le moins représentés pour discuter ce qui a trait à leur champ professionnel. On consulte les collectionneurs, les directeurs artistiques, les commissaires d’expositions, les critiques, et parfois un artiste, choisi par ceux là... Il existe des organisations professionnelles représentatives. Mettez-les à contribution pour « co-construire » l’action culturelle de la ville demain.
Pierre, Bouguenais, le 04/03/2011 10:55