Construction de logements

Décris-moi ton logement, je te dirai qui tu es… Outre que le poste logement est un des plus lourds du budget des ménages, il y a derrière l’appartement ou la maison qu’on possède ou qu’on loue des grandes questions d’image de soi et de vie sociale.

Définition

Dès le plus jeune âge, les enfants s’amusent à construire des cabanes. Une fois adultes, ils continuent à le faire « pour de vrai » avec des urbanistes, des architectes, des maçons… Mais là, tout est bien plus complexe. La construction de logements sous-tend de forts enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Éléments de débat

Le revenu des ménages qui emménagent dans les logements neufs (propriétaires et locataires) est plus élevé que celui de l’ensemble des ménages. Autrement dit, il faut de plus en plus d’argent pour accéder à un logement neuf…
La construction de logements doit évidemment être en adéquation avec les besoins et les aspirations des habitants. Mais il
faut analyser très précisément ces phénomènes : l’offre de construction doit être adaptée à l’évolution des revenus des familles et à leurs parcours de vie. Il ne peut y avoir un seul type de logement construit, et il faut donc privilégier au contraire la plus grande diversité.
Il faut également veiller aux aspects humains, sociaux et environnementaux dans la construction : si on n’y prend garde, on peut générer certaines concentrations de populations et par là même des ségrégations sociales. 

Chiffres clés

38 000 logements ont été construits dans l’agglomération depuis 2000 :

  • 72 % d’appartements et 28 % de maisons
  • 41 % occupés par leur propriétaire,
  • 59 % par un locataire (parcs privé et social)
  • 15 600 ménages originaires de Nantes Métropole ont fait construire une maison depuis 2000 en Loire-Atlantique : 39 % sur l’agglomération et 61 % ailleurs en Loire-Atlantique

Programme Local de l’Habitat (PLH) de Nantes Métropole pour 2010-2016 :
4 500 à 5 000 logements à construire par an, dont :

  • 25 % de logements locatifs sociaux
  • 25 % de logements abordables (locatifs et accession) 

Les contributions

POUR LUTTER CONTRE L ETALEMENT URBAIN IL FAUT CONSTRUIRE + DE 5000 LOGEMENTS PAR AN SUR L AGGLO PROJECTION DE POPULATION NANTES METROPOLE +100 000 H EN 2030 LOIRE ATLANTIQUE + 300 000 H EN 2030
PATRICK, NANTES, le 25/01/2011 18:08
Pour avoir de la diversité il faudrait construire des foyers logements pour jeunes et personnes agées cela permettrait de créer des liens enter génération
Sole, Nantes, le 27/01/2011 18:46
Pour avoir de la diversité il faudrait construire des foyers logements pour jeunes et personnes agées cela permettrait de créer des liens inter générationnels il faut la volonté et les moyens financiers mais cela pourrait être une solution pour les personnes qui ne peuvent pas devenir propriétaires et cela éviterai l'isolement et permettrai la proximité
Sole, Nantes, le 27/01/2011 18:49
Et si on construisait des foyers logements pour jeunes et personnes agées cela permettrait de créer des liens inter générationnels il faut la volonté et les moyens financiers mais cela pourrait être une solution pour les personnes qui ne peuvent pas devenir propriétaires et cela éviterai l'isolement et permettrai la proximité et la diversité
Sole, Nantes, le 27/01/2011 18:52
Détruire les "tours" discriminatoires et décrépies et reconstruire des quartiers moins coûteux et plus sains... "dit moi où tu vis, je te dirais qui tu es" est à bannir évidemment!
Fanny, Nantes, le 01/02/2011 19:04
Insidieusement, sournoisement le "petit patrimoine" architectural de Nantes est détruit. Hors Nantes ne se résume pas à quelques monuments phares (cathédrale, château des ducs de ... Bretagne, passage Pommeray, Cigale). La spécificité de Nantes et son charme ce sont aussi toutes ces maisons de ville construites pour beaucoup à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Au nom de la densification urbaine ces maisons "sautent" les unes après les autres pour laisser la place à des immeubles dit "de standing", portant en général des noms ridicules (Les terrases de ..., Les hauts de ..., Le Clos des ...). On se paie de mots pour des collectifs à l'architecture insipide ou débile (micro-fenêtres style meurtrière, balcons ridicules ou l'on peut juste mettre un vélo ou un séchoir à linge mais surtout pas une table ...) Le phénomène commence à être visible sur les grands axes (Bd des Belges, Anglais, Jules Verne ...) mais toute la ville est touchée. Mais comme à la Baule on arrêtera le massacre que lorsqu'il sera trop tard. Quant à la nécessaire densification urbaine pourquoi ne la fait-on pas dans la 2e couronne, au lieu d'y laisser se bâtir des lotissements pavillonnaires qui sont l'antithèse de la ville : pas de commerces, le tout voiture ... ni la ville ni la campagne, le rien. Comme beaucoup de ville Nantes s'urbanise à l'envers : destruction du patrimoine historique au centre, mitage pavillonnaire en périphérie. Inversons le processus : plus grande conservation des maisons du centre et péri-centre (certaines maisons bourgeoises de grande taille peuvent d'ailleurs être divisées en appartements), construction de collectifs de qualité en périphérie (là ou le foncier moins cher permet de bâtir des immeubles plus grands avec jardins collectifs, vraies terrasses, commerces intégrés aux immeubles) en limitant drastiquement l'extension péri-urbaine incontrôlée en tache d'huile. Certes tout ne peut ni ne doit être conserver dans le centre et le péri-centre mais le dépavage ne peut continuer à ce rythme sous peine de détruire ce qui fait encore l'attrait de notre ville. NON A LA BAULISATION DE NANTES (néologisme faisant référence à la destruction du front de mer de la Baule durant les décennies 60/70/80)
Philippe, Nantes, le 22/03/2011 23:26