Migration domicile-travail

Jusqu'au 19e siècle, la grande majorité des travailleurs habitaient à moins d'une heure de marche de son lieu de travail, et souvent moins loin.

Définition

Où vont travailler les habitants d'une commune (d'un pays, d'une région, d'un quartier, d'une rue, d'une maison, d'un immeuble, d'une famille) ?
D'où viennent les personnes qui occupent les emplois d'une commune (d'un pays, d'une région, d'un quartier, d'une rue, d'un immeuble, d'une entreprise) ?
Définies par ces deux questions, les migrations domicile-travail, effectuées quasi-quotidiennement par les navetteurs (jolie expression imagée belgo-suisse), structurent fortement le temps et l'espace mais aussi les migrations domicile-école des scolaires et étudiants. Ensemble elles constituent les migrations alternantes ou pendulaires… et produisent souvent des embouteillages. 

Éléments de débat

Aujourd'hui la plupart des travailleurs se déplacent quotidiennement sur de longues distances. Les distances parcourues par les navetteurs n'ont cessé de s'allonger depuis les années 1950 parfois par choix, parfois par obligation. Cependant, si les distances parcourues ont augmenté, le temps de transport reste le même !
Aujourd'hui se posent des questions liées au coût de transport et à l'impact énergétique. Des solutions sont recherchées autour du co-voiturage, du système ferroviaire, des transports collectifs, de la localisation des emplois et de l'habitat… 

Chiffres clés

Chaque jour :

  • plus de 80 000 actifs viennent travailler dans l'agglomération nantaise (moins de 30 000 il y a trente ans).
  • près de 30 000 actifs sortent de l'agglomération nantaise pour travailler (moins de 10 000 il y a trente ans).
  • 220 000 habitants de Nantes Métropole travaillent sur l'agglomération avec de nombreux mouvements entre quartiers et entre communes : 9 000 Nantais travaillent à Saint-Herblain et 6 000 Herblinois travaillent à Nantes (respectivement 4 000 et 9 000 il y a trente ans).

Les contributions

C'est affolant de voir le nombre de voiture qui s'embouteillent aux heures de pointe. Il s'agit pour la plupart de personnes qui préfèrent vivre à la campagne, quitte à passer plusieurs heures par semaine dans des véhicules. La politique de densification peut-elle répondre à ce besoin ? Comment rapprocher le lieu de travail du lieu de résidence ? Un maraîcher peut nourrir quelques familles voisines. Un médecin peut rayonner sur un quartier ou un village. Une poignée d'ingénieurs en aérospatial répondent aux besoins d'un département. Ainsi, avoir une profession spécialisée à outrance mène fatalement à avoir une action sur un territoire plus vaste. Avoir une telle influence nécessite d'agir d'un lieu central, en particulier l'agglomération nantaise. Cela est-il compatible avec le fait d'habiter à la campagne et d'avoir un lieu de travail près de chez soi ?
Vincent, Nantes, le 13/01/2011 21:30