L’équipe Ma Ville Demain à la rencontre des jeunes du Lycée Appert

19 avril 2011

Globalement, les lycéens croient en l’avenir de l’agglomération nantaise. Optimistes, ils voient Nantes continuer à se développer, jusqu’à être la deuxième métropole française (Stéphane, Valentin). Pour Blaise comme pour Eva B., elle sera même devenue une grande métropole européenne, ouverte sur le monde et à l’échange pour Eva C.

Le rayonnement culturel de l’agglomération sera prépondérant, notamment dans le domaine musical (Valentin), avec des festivals regroupant le meilleur de la scène hip hop française et internationale (Tristan). Nantes sera aussi une ville de la nuit, les dimanches y seront animés pour Tristan et chaleureux pour Aurore.
Pour Blaise comme pour Tristan, le football participera de ce rayonnement. Cette fierté nantaise retrouvée permettra la construction d’un immense complexe sportif destiné à accueillir les plus grandes rencontres internationales.

Pour plusieurs d’entre eux, Nantes deviendra une destination touristique, notamment grâce à la Loire et à l’écologie. Selon Gwenn, la volonté politique de concilier l’homme et la nature sera prégnante, au point de chercher à retrouver la Venise de l’Ouest (Alice).
Ainsi, pour Merwan, tout l’enjeu sera de veiller à moderniser la ville tout en préservant ses traditions, afin de lui donner un charme particulier qui la différenciera des autres métropoles.

Quelques-uns de nos lycéens sont plus pessimistes : en 2030, Nantes sera tellement polluée qu’un nuage empêchera le soleil de passer (Elie). La ville sera surpeuplée, appauvrie, en proie aux violences urbaines selon Kenzo. La fermeture du centre-ville aux voitures aura eu l’effet pervers d’en faire un quartier de misère où vivront les gens sans emploi et désœuvrés (Jad).

En ce qui concerne la forme de la ville, ce sera la fin des voitures dans le centre pour Maxence, les jardins publics logeront sur les toits d’immeuble et les transports collectifs seront souterrains pour Pierre-Antoine, l’idée étant de gagner un maximum de place. Les centres commerciaux auront disparu au profit du commerce en ligne. Pour tous ces lycéens, l’île de Nantes fera partie du centre-ville, les transports collectifs auront continué à se développer, tout comme l’usage du vélo.

Une chose est sûre : ces jeunes analysent tous le futur à l’aune du développement durable. Ils semblent avoir plus que les adultes intégré les effets locaux du changement climatique à l’œuvre à l’échelle planétaire. D’ailleurs pas si négatif que ça pour la région nantaise : d’un climat plus doux et plus ensoleillé, elle pourra faire pousser des fruits exotiques et devenir une destination touristique à part entière, sans compter que la montée des eaux fera renaître le destin maritime de la métropole.


De droite à gauche : Thierry Guidet, directeur de Place Publique, Thierry Violland, directeur de l'Auran, Hélène Maury, chargée d'études à l'Auran

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