Le 3ème Forum de l’emploi à Saint Sébastien fait le plein !

24 mai 2011

Avec près de 1000 visiteurs le 19 mai dernier, le 3ème Forum de l’Emploi de Saint Sébastien sur Loire a rencontré un vif succès. Des stands d’entreprises offrant des emplois (plus de 200 offres), des centres de formations ainsi que des conférences étaient proposés aux visiteurs. L’Auran, en tant qu’experte et coordinatrice de la démarche métropolitaine Ma Ville Demain, a été conviée aux cotés de Pôle Emploi, de l’AFPA et l’ADAPEI, à intervenir lors d’une conférence/débat portant sur les métiers de demain et les formations à mettre en place sur le territoire.

Quelles sont les perspectives en matière d’emploi et de population active d’ici 2030 ?

Après avoir connu une période (entre 1970 et 2000) durant laquelle la création d’emploi représentait un enjeu majeur, l’enjeu de demain est inverse : il faudra trouver les actifs pour occuper les emplois bientôt vacants suite aux départs massifs à la retraite de la génération du baby-boom. D’ici 2030, nous aurons donc entre 87 000 et 128 700 emplois disponibles et le territoire n’attirera «que» 43 000 actifs supplémentaires. L’enjeu de l’adéquation entre l’offre d’emploi du territoire et la qualification de la population active devient donc la préoccupation principale.

Ces emplois disponibles seront principalement dans les secteurs tels que les services personnels et domestiques, le secteur médico-social, l’éducation, l’administration publique et les industries nouvelles (composites et énergies renouvelables). Compte tenu de l’attractivité de la Région des Pays de la Loire pour les retraités, les besoins en matière de services à la personne dans notre région seront très importants.

Selon l’enquête BMO (Besoins en main d’œuvre) 2011 réalisée par le Pôle Emploi, plusieurs métiers sont actuellement en tension (inadéquation entre l’offre et la demande). Tout d’abord, dans l’industrie avec la création de postes notamment dans le domaine de la métallurgie ; ensuite la santé et le social avec un besoin important en main d’œuvre en aides-soignantes et en infirmières ; ensuite l’hôtellerie et la restauration avec toutefois des emplois aux conditions de travail précaires (CDD, horaires atypiques) ; les métiers de l’informatique avec 1200 offres d’emploi sur la région et enfin les technico-commerciaux, qui demandent une double compétence en vente mais aussi dans la connaissance technique des produits. La question des métiers verts a également été abordée. Selon Pôle emploi, on ne peut pas parler de création de nouveaux métiers mais plutôt d’évolution de métiers existants qui demandent de nouvelles compétences environnementales.

Face l’inadéquation entre l’offre et la demande, la formation permet à des actifs d’être formés à ces nouveaux emplois en insistant sur la polyvalence. Il y a un réel besoin dans certains métiers de développer les savoirs être, en confrontant les futurs travailleurs aux réalités des conditions de travail notamment dans le domaine médical.

Au sein des entreprises, la formation tout au long de la vie est-elle suffisamment prise en compte ?
A travers la responsabilité sociale des entreprises s’intègrent des préoccupations sociales dans leur recherche de performance globale. De plus, le cadre législatif français et les marchés publics confirment cette obligation de formation aussi bien dans les établissements privés et publics. Mais qu’en est-t-il de la formation pour les seniors ? Dans ce domaine, les Français ne sont pas bons. Même si la Région Pays de la Loire a la meilleur taux d’activité chez les jeunes, pour les seniors, elle a le plus faible…

Tous ces échanges préfigurent les réflexions prospectives autour de l’emploi et des évolutions du rapport et des conditions de travail.

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