Les jeunes

Ma Ville Demain est allée à la rencontre des enfants et des jeunes : ils seront les actifs de 2030 et font partie des populations qu’on entend peu.

Les travaux sont très divers et réalisés en lien avec le personnel éducatif. Une chose est sûre, la très grande majorité des enfants et des jeunes voit une agglomération qui continue à se développer et à grandir, tout en étant respectueuse de l’environnement et des solidarités, valeurs importantes à leurs yeux et présentes très fréquemment dans les écrits et les dessins. La ville doit produire son énergie, protéger l’environnement, être verte… et éradiquer la pauvreté, mieux partager les richesses… Reste à savoir s’il s’agit d’un effet d’âge ou de génération.

Quand on leur demande de réfléchir au futur, les tout-petits (6 ans et moins) voient leur ville demain par le prisme des loisirs : ils dessinent des pistes de ski, des parcs d’attraction, des piscines, des balançoires, des parcs, des vaisseaux spatiaux, des montagnes russes…

À partir de 7-8 ans, les réflexions sont déjà plus construites : les enfants rêvent d’une ville sans voiture ni pollution, ils veulent des quartiers joyeux, une ville dans les arbres et qui fabrique elle-même son énergie. Les enfants du centre de loisirs de Vertou ont construit tous ensemble une ville avec des éléments préfabriqués (eau, forêts, champs, maisons…). Ils ont veillé à ne pas mettre tous les immeubles ensemble, car « ça fait triste ». Des urbanistes en herbe qui ont déjà compris les enjeux de la mixité des fonctions !

Retrouvez quelques-uns des travaux des enfants en cliquant ici.

Au lycée Alcide d’Orbigny à Bouaye, des élèves de seconde se sont glissés dans la peau d’élus en campagne : ils devaient, par petits groupes, réaliser une affiche sur la ville qu’ils souhaitent pour demain. En fin d’année, ils ont voté pour celle qu’ils ont préférée. On trouve donc pêle-mêle la ville sécuritaire et écologique, la ville alliant patrimoine et modernité, « fief nouvel », la ville architecture, la ville jeune et solidaire, la ville dynamique et animée, la ville alimentation, la ville verte, la ville pour tous, la ville d’eau, le nouveau cours des Cinquante Otages, la ville non polluée, etc.
Retrouvez toutes ces affiches en cliquant ici.

Les deux métropoles idéales qui ont recueilli les suffrages sont la ville autosuffisante, et la ville « à nous de la construire ». Cette dernière a nécessité un important travail de dessin : au premier plan, une ville grise, polluée, avec un mur cassé qui laisse apparaître
en arrière-plan une ville verte, propre et agréable à vivre. Les deux lycéennes expliquent : le mur cassé symbolise que changer la ville est (encore) possible, il suffit de le vouloir !

Au lycée Nicolas Appert à Orvault, des élèves de première ont travaillé pour le dossier spécial de la revue Place Publique de mars/avril 2011 consacré à Ma Ville Demain. À partir d’un dossier préparé par leur professeur, ils ont imaginé la métropole nantaise en 2030. La grande majorité pense que, dans la compétition des territoires, l’agglomération continuera sa dynamique de croissance, tant d’emplois que de population. Le rayonnement de la métropole semble être un élément important à leurs yeux. En termes d’organisation et de forme de la ville, les voitures n’occuperont plus autant de place, au profit des espaces publics et des transports collectifs.

Quant aux secondes du lycée Jules Rieffel de Saint-Herblain, ils ont travaillé sur leur propre abécédaire en choisissant dans la liste de mots de L’Abcd’ère, les premiers mots du débat. L’environnement
est plébiscité (agriculture, biodiversité, environnement, eau, énergie, forêt urbaine, paysage, plan climat, pollution…), mais pas seulement : les jeunes ont aussi proposé leur version des mots pour « jeune », « migrations domicile-travail », « périurbain », « santé », « festival»…
Retrouvez leurs réflexions en cliquant ici.