2. Enjeux climatiques et énergétiques : jusqu'où produire et consommer localement ?

Lorsqu’il y a de moins en moins de pétrole et que le prix du blé s’envole, comment consommer et produire autrement ? Les crises financières, économiques, énergétiques, sociales réinterrogent pour l’avenir nos modes de production et de consommation.

Ce que vous nous avez dit

(Enquête, entretiens, réunions, commentaires des internautes… réalisés lors de la première étape de "mise en mouvement" de Ma Ville Demain)

Les habitants et les acteurs de l’agglomération nantaise ont le sentiment d’être au milieu d’un territoire agricole doté de nouveaux modes de production et de nouvelles pratiques (vente directe, jardins familiaux, agriculture bio…). Cela va même parfois jusqu’à proposer une production alimentaire au centre des villes, le long des rues, sur les places et les toits.

Parmi les préoccupations essentielles des répondants, l’accès à des services de proximité diversifiés arrive en deuxième position derrière la qualité de vie.
Le traitement des déchets et la nécessité de leur valorisation sont eux aussi mis en avant par de nombreuses contributions. Des solutions pour tendre vers l’autonomie énergétique de la métropole sont proposées, même chez les plus jeunes qui nous dessinent leurs lieux de vie de demain avec des éoliennes, des panneaux photovoltaïques…

Même l’organisation économique devrait davantage se faire, pour les habitants, au niveau du territoire : en effet parmi les critères favorables au développement économique, 35 % des personnes interrogées citent l’ancrage local des entreprises et 24 % la production et la consommation des produits locaux.

Le contexte, du local à l’international

Le fonctionnement actuel des circuits d’approvisionnement (grandes surfaces, électricité, gaz, pétrole, distribution de l’eau…) repose sur des entreprises dont le développement s’organise à l’échelle nationale voire internationale. La métropole nantaise est traditionnellement un lieu privilégié pour le commerce de gros, comme en témoigne la présence de centrales d’achat et les zones consacrées à la logistique et au commerce de gros (Cheviré, Nantes’Est, Marché d’intérêt national…). En parallèle, de nouveaux modes de consommation se dirigent vers les circuits courts (près de 70 points de vente directe sur l’agglomération).

À l’autre bout de la chaîne, aujourd’hui, l’équivalent du poids de quatre tours Bretagne de déchets est collecté chaque année dans la métropole nantaise : si notre comportement ne change pas, que faire d’une cinquième tour à l’horizon 2030 ? Le traitement des déchets, qui s’organise aujourd’hui autour d’une usine de tri sélectif, de douze déchèteries, de quatre mini-déchèteries et de deux usines d’incinération, apparaît comme un enjeu.

La crise économique, la question énergétique (pétrole rare et cher, interrogations sur le nucléaire et le potentiel des énergies renouvelables), la raréfaction des ressources sur lesquelles s’est appuyé le développement de l’après Seconde Guerre mondiale, les inquiétudes sur la biodiversité et l’évolution du climat amènent actuellement les acteurs et les habitants de la métropole à prendre conscience que le monde a des limites.

La question de l’après pétrole interroge notamment l’activité du port de Nantes Saint-Nazaire dont 70 % du trafic dépend du pétrole. En matière d’énergie électrique par exemple, l’agglomération nantaise est alimentée aujourd’hui par les centrales nucléaires de Chinon et Civaux, par la centrale fioul/charbon de Cordemais et par la centrale à gaz de Montoir-de-Bretagne.

Ces différentes sources posent des questions de sécurité, de pérennité et de préservation de l’environnement.

Des initiatives individuelles, d’entreprises (production électrique décentralisée, sobriété énergétique, systèmes d’échanges locaux…), d’acteurs institutionnels (déplacements, déchets/recyclage, espaces agricoles pérennes) s’inscrivent dans un type de développement différent.

Quelles alternatives pour notre territoire ?

Il semble indispensable de se préparer, individuellement et collectivement, à un monde moins dépendant des ressources fossiles (« post-carbone »).

À quelle échelle doit se situer l’action des collectivités ? Face à la crise des ressources, sur quoi et jusqu’où sommes-nous prêts à nous réorganiser nous-mêmes ?

Localement les impulsions, les incitations à une forme de transition vers une société post-carbone doivent-elles venir des autorités, au risque d’être perçues comme des contraintes ? Au contraire doit-on collectivement s’en remettre à une imprégnation progressive de la société par le biais de la formation, de la communication, des initiatives de groupes de particuliers ou d’entrepreneurs qui transformeraient le système de production et d’échanges ?

La solution peut-elle venir de l’innovation technologique ? Par la mise en relation des producteurs et des consommateurs, le regroupement des uns et des autres pour assurer la rentabilité des processus et le raccourcissement des circuits physiques de distribution ? Par la production électrique décentralisée s’appuyant sur les ressources locales (vent, soleil, fleuve et rivière, biomasse, houle…) et optimisée par des réseaux de distribution plus « intelligents » ?

Quand bien même nous parviendrions à valoriser les ressources locales, seront-elles suffisantes pour alimenter une métropole en croissance ? Cette volonté de produire localement ne risque-t-elle pas d’augmenter les prix des produits au détriment des plus bas revenus ? Peut-on être ouvert au monde, à la diversité des habitants et des produits, en affirmant une priorité forte à la production et à la consommation locales ?

photo de marché à Vertou

Pistes de débat

C’est quoi une vie sans pétrole ?
En quoi les habitants peuvent-ils être acteurs du changement (aliments, services, énergie…) ?
Vers une métropole agricole ?
Nouveaux circuits, nouveaux services, nouveaux emplois : quels rôles pour l’économie sociale et solidaire ?
Qu’est-ce qui pourra être produit et consommé localement ? Avec quels savoir-faire ?
Consommation : sommes-nous prêts à changer ?
Vers une organisation du recyclage à grande échelle ?
Sommes-nous prêts à payer plus cher pour des produits plus respectueux de l’environnement et des équilibres sociaux ?

Le saviez-vous ?

principaux producteurs agricoles pratiquant la vente directe à Nantes Métropole

Les contributions

Profité des courants de la Loire et des mouvements d’eau des rivières qui rejoignent le fleuve avec de l’hydrolienne, positionner quelques éolienne le long de la Loire dans le couloir que représente l’estuaire, obliger l’énergie solaire sur les bâtiments administratif et usine, grande surface sur les projets de construction. Favoriser les ressources intercommunales (agriculture variée et propre). Renforcer le plan de recyclage et favoriser la revalorisation des matières premières. Imposer des espaces pour la bio diversité avec un centre de recherche.

VINCENT, NANTES, le 19/09/2011 11:20

Découvrez la contribution de Noémie (25 ans) et Vincent (24 ans), en cliquant sur le lien ci-dessous.

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mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 07/11/2011 09:05

L'atelier de DD lors de l'événement SPOT en septembre dernier, vous vous souvenez ? Voici en image la contribution des passants ce jour-ci !

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mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 16/11/2011 10:17

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elie, nantes, le 24/11/2011 18:15

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elie, nantes, le 24/11/2011 18:16

Nous essayons déjà de privilégier l'achat local, ecoresponsable, de recycler et de limiter nos transports au maximum. Mais nous nous heurtons à des difficultés qui ne devraient plus avoir cours en 2030:
- pas de place dans la crèche en bas de chez nous mais dans celle à 7km (il faudrait offrir plus de places en crèche, y privilégier les enfants habitant juste à côté...)
- il est laborieux de chercher les produits locaux (pas toujours disponibles et/ou signalés dans le supermarché à côté de la maison). Il faudrait imposer aux grandes surfaces/magasins une signalétique permanente permettant de repérer les produits locaux. Pourquoi pas imposer une "surtaxe locale" sur tous les produits provenant d'hors du département/de la région voire à l'inverse une "sous taxe - baisse de TVA" pour les produits locaux?
- il faudrait développer les biclous (pas de station à proximité de chez nous - Nantes Dalby), élargir les horaires de bus (la nuit notamment), favoriser le développement des biporteurs (permettant de transporter des charges et/ou des enfants - encore beaucoup trop cher mais que la métropole de Nantes pourrait subventionner? ou bien s'inspirer d'initiatives telles que L’ Atelier des Mobilités Modernes http://www.ville-blanquefort.fr/votre-ville/blanquefort-a-velo.html) ), afin que les voitures puissent vraiment devenir marginales en tous cas pour tous ceux qui habitent en ville
- développer les toitures végétaliser, proposer des services de la ville du genre "installer un récupérateur d'eau de pluie" avec une personne qui vient à domicile faire la formation, l'installation complète (choix de l'équipement, livraison (car en biclou, c'est trop lourd... ;-)) . Ca pourrait aussi faire de la réinsertion et pourrait avoir un coût modique pour l'utilisateur.
Nantes est une super ville et cette initiative est passionnantes (si elle débouche sur des changements réels)

Sylvie, Nantes, le 27/11/2011 08:59

cuisiner simple et sain.
aller au marché.
privilégier le traditionnel sans engrais chimique (je ne parle pas de bio!) (épluchures, marre de café, gazon, cendre de bois, savon noir, etc...
acheter et développer les produits en promo / rabais de 30 à 50 % sur les crèmeries (le généraliser car pas partout dans les magasins), on préfère jeter !
Question à tous les bons économistes de notre pays : on optimise bien un camion de livraison alimentaire, donc produits vendus en magasin, comment se fait-il qu'il y ait autant de perte pour mévente?
on met bien des animateurs pour vanter des nouveaux produits, ça serait bien aussi de mettre en avant les derniers produits qui arrivent en date de peremption à un prix beaucoup moins cher, les premiers les meiux servis comme une promo et tout le monde y gagnerait.
Déshabituer les citoyens des produits surgelés (plus cher et de nombreux conservateurs. Incitation à faire de la cuisine avec de vrais légumes.
Ne mettre à dispo qu'une marque ou deux (pizza, bolognaise...) ne prendre que la ou les meilleure(s). si trop d'impôt tue l'impôt, trop de produits tue le produit, c'est mon avis.
Mettre en priorité la qualité du produit.

MARCCO, nantes, le 28/11/2011 17:50

pourquoi ne pas mettre à la place des pochons plastiques pour légumes ou autres des pochettes en carton/papier? cela est biodégradable. il existe dans certains magasins de proximité, des cageaots ou cagettes à disposition pour les clients en guise de sacs plastiques.

MARCCO, nantes, le 28/11/2011 18:08

économies de marché.
Peut-on imaginer un étal sur les marchés nantais vendant à prix cassé les invendus et autres marchandises abimés invendables afin que ces produits ne finissent pas leur vie à la poubelle et que celle-ci ne soit plus fouillée par les plus démunis.

FaNeptEun, Nantes, le 05/12/2011 11:58

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Pierre, Nantes, le 06/12/2011 20:49

Découvrez la contribution réalisée par le Conseil de quartier Haut Pavés - Saint Félix.

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Mis en ligne par l'Equipe Ma Ville Demain, Nantes, le 08/12/2011 16:40

Découvrez la contribution, réalisée lors du festival SPOT, qui répond à la question suivante : LA CONSOMMATION RESPONSABLE, ET APRES ?

Cette contribution fait suite à un échange entre citoyens sur la consommation responsable.

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Mis en ligne par l'Equipe Ma Ville Demain, Nantes, le 08/12/2011 16:49

Urban farming is the way: des produits frais, issus d'une culture urbaine et bio (voir fichier ci-joint). Me contacter pour plus de détails si le concept vous échappe.

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Xavier, Nantes, le 12/12/2011 17:54

En 2030, produire et consommer localement devrait être une évidence. Le coût des transports aura augmenté et sera intégré, à son juste coût, au prix des marchandises. Les travailleurs des pays, aujourd’hui dits, en développement auront arrachés des droits sociaux et un meilleur salaire. L’après-pétrole sera presque là. Les scénarios négawatts se seront imposés. La transition (villes en transition) aura fait de grands progrès. L’énergie « renouvelable », pour une part importante, sera produite localement avec des petites unités. L’agriculture urbaine aura été rétablie.
Mais tout cela se prépare aujourd’hui. La métropole devrait appuyer (crédits à taux zéro « négociés » avec les banques passées sous contrôle populaire, entre autres) un vaste programme de réhabilitation de l’habitat existant et en particulier du parc social pour diminuer le besoin en énergie fossile. Une véritable maîtrise du foncier doit être entrepris en encadrant fortement la spéculation foncière (impôt à 100% au delà d’un prix du m²). L’activité, économique doit être répartie équitablement sur l’ensemble du territoire, ce qui s’oppose à la notion de ville-centre et de communes dortoirs périphériques. L’agriculture (bio) urbaine et périurbaine doit être encouragée. Quant aux déchets, le meilleur est celui que l’on ne produit pas. Il faut amplifier le mouvement de diminution des déchets à la source (limitation des emballages, conditionnement, taxe sur les emballages avec interdiction de la reporter sur le prix de vente) et encourager la fabrication de produits durables et réparables (taxer les produits à durée de vie courte).
Pour que les habitants soient les acteurs du changement, ils doivent avoir du temps pour élaborer et mettre en œuvre une politique respectueuse de l’environnement et au service de la majorité. La réduction du temps de travail est dans ce contexte une nécessité. Libérer du temps pour un investissement social des citoyens.
 

Yves, Ste-Luce-sur-Loire, le 22/01/2012 17:33

Retrouvez la contribution du restaurant club Savenay!

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Mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 16/02/2012 13:05

La ville de Carquefou a organisé des séances de travail avec des agriculteurs de la commune autour de cette question. Découvrez leur contribution!

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Mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 01/03/2012 11:20

La commune de Carquefou a réuni un groupe d'habitants volontaires pour plancher sur 2030. Au menu : circuits courts, solidarités, individuel et collectif, citoyenneté. A découvrir aussi dans les questions 6, 7 et 8

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Mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 01/03/2012 11:28

La commune de Carquefou a réuni un groupe de femmes volontaires pour réfléchir à 2030. Voici leur contribution, autour de 4 questions. A retrouver aussi dans les questions 3, 4 et 7.

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Mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 01/03/2012 11:35

A tout âge, on contribue à Ma Ville Demain et sous des formats divers! Les personnes âgées des résidences l'Océane et les Hauts de Saint-Aignan ont pris part à ce débat et ils se sont exprimés au travers d'un photomontage ci-joint!

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mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 21/03/2012 09:37

Découvrez le point de vue d'un agriculteur de Carquefou sur les enjeux climatiques et énergétiques et sur la production et la consommation locales!

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mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Carquefou, le 21/03/2012 09:40

Lors d'un petit déjeuner organisé par Nantes Métropole Développement, des chefs d'entreprise ont échangé sur la question de la production et de la consommation locales !

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mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 28/03/2012 14:35