3. Se former, travailler : s'épanouir demain ?

La question de l’emploi nous concerne tous : de la possibilité de trouver du travail à la modification de ses formes. Face aux évolutions démo, climatiques et énergétiques, comment harmoniserons-nous demain vie professionnelle et vie personnelle ? Notre métier changera-t-il, et notre épanouissement... ?

Ce que vous nous avez dit

(Enquête, entretiens, réunions, commentaires des internautes… réalisés lors de la première étape de "mise en mouvement" de Ma Ville Demain)

69 % des répondants à l’enquête considèrent que l’épanouissement au travail passe par les relations humaines. Outre les conditions d’accès et d’exercice du travail, l’enjeu est aussi de concilier vie familiale et vie professionnelle. Concernant leur préoccupation essentielle dans leur vie de tous les jours, les habitants citent le fait d’avoir un travail en troisième position. Le développement économique de la métropole est plutôt satisfaisant pour 83 % d’entre eux.

Face à ces enjeux, des attentes s’expriment sur la formation : le niveau de qualification de la population est le troisième critère
le plus souvent cité comme étant favorable au développement économique du territoire. Pour relever ces défis, les contributions
nous proposent plusieurs idées fortes :

  • investir autant dans la petite enfance que sur l’enseignement secondaire, supérieur ou encore la formation continue pour permettre de trouver et conserver un emploi.
  • créer des liens entre l’environnement professionnel et personnel, conciliant des lieux d’études, de travail, d’activités avec des transports collectifs performants, des logements accessibles et de qualité…

Le contexte, du local au national

Le tissu économique nantais (310 000 emplois), diversifié et en forte croissance en matière d’emplois (+ 6 800 par an) depuis ces dernières années, sera aussi confronté aux grandes tendances à venir.

La première étant les mutations démographiques : vieillissement de la population, départ à la retraite des « baby boomers », évolution de la structure familiale…

La seconde reflétant les mutations économiques : essor des besoins de services, développement des filières médico-sociales, innovation économique, désindustrialisation…

Et enfin, les mutations liées à l’enjeu énergétique : le développement des emplois dans les nouvelles filières…

Ainsi, certains métiers se modifieront, certains disparaîtront, d’autres viendront enrichir le modèle classique, enfin des nouveaux métiers apparaîtront. Ces éléments concourent à nous interroger sur la façon dont nous devons agir pour imaginer ce que seront les futurs emplois et les formations qui s’y rattacheront.

La féminisation du marché du travail (augmentation du nombre de femmes actives de + 124 % entre 1968 et 2007), l’individualisation et la diversification croissante des modes de vie, la montée en compétence des actifs engendrent une demande croissante de services et plus de souplesse dans les horaires.

75 % des actifs de Nantes Métropole disent que leur emploi correspond à leurs aspirations et 87 % estiment que leur emploi est compatible avec leur situation familiale. Cependant, l’évolution des savoir-faire professionnels, les horaires décalés, la rentabilité, le stress, le travail atypique, les difficultés d’accès à l’emploi des jeunes, la précarité du travail sont des réalités qui influent sur notre rapport au travail et sont cités par les habitants.

Quelles alternatives pour notre territoire ?

Face à la difficulté de la société du plein emploi, aux mutations économiques, et aux évolutions du rapport au travail, comment permettre que les bénéfices sociaux du travail profitent à tous, avec une activité qui permette l’épanouissement de chacun ?

Comment bien anticiper les besoins de l’économie de demain pour adapter les besoins de formation d’aujourd’hui ? Faut-il axer tous les efforts pour offrir un emploi à chacun ou obtenir la reconnaissance de toutes les activités utiles à la société ?

Pistes de débats…

Comment améliorer la transition entre travail et retraite, puis développer les solidarités entre retraités et actifs ?
Quelle adéquation entre développement économique et développement social ?
Comment équilibrer vie professionnelle et vie privée ? Quelles adaptations, quels nouveaux services ? Quels nouveaux horaires ?
Comment prendre en compte le chômage des jeunes, mais aussi de tous ceux qui sont aujourd’hui éloignés de l’emploi ?
Quel rôle et quelle évolution pour l’Université et la recherche ?
Quelle égalité dans le travail et face aux tâches domestiques ?
Quel sera l’impact de l’augmentation de la proportion de retraités sur l’emploi résidentiel ? Quel impact sur la localisation des services ?
Femmes/hommes au foyer, retraités… Quelle reconnaissance sociale en dehors du « travail » ?
Quelles réponses apporter aux malaises liés à la dégradation des conditions de travail (temps, perte de sens) ?
Les nouvelles formes de travail (télétravail, flexibilité…) constituent-elles une réponse aux évolutions démographiques, sociétales et environnementales ?
Société de la connaissance, concurrence des territoires : quelle offre éducative sur notre territoire ?

Le saviez-vous ?

Sur Nantes Métropole :

  • 280 300 actifs dont 21% travaillent à temps partiel
  • 34 % des femmes actives travaillent à temps partiel
  • 2 400 établissements de l’économie sociale et solidaire : 32 000 salariés
  • 24 000 salariés dans les associations, 141 000 bénévoles
  • Taux de chômage sur la zone d’emploi de Nantes : 7,8 %
  • 215 écoles maternelles, 21 300 élèves
  • 224 écoles primaires, 34 400 élèves
  • 63 collèges, 63 900 collégiens
  • 52 lycées, 53 200 lycéens
  • 73 établissements d’enseignement supérieur, 50 000 étudiants
  • Plus de 60 structures de formation continue et professionnelle

Les contributions

Commencer par faire travailler les entreprises local voir régional, favoriser l'apprentissage en entreprise avec le tranfère de compétence et du savoir faire des ainés au sein de l'entreprise.
Limiter le nombre d'incription sur certain lycée proffessionel (ex: 2000 jeunes futur coiffeur ou coiffeuse, une orientation aléatoire vue le nombre de poste à pourvoir dans cette proffession pour la région, idem pour les métier n'ayant plus de déboucher)
participation plus élevé des collectivité aux chèques emplois service pour les personnes seul, agées, malades.

Re crée une économie avec des métiers lier au fleuve (transport, commerces, loisirs,).
Crée des pôle entreprise dans les quartier de chaques communes( égal moins de déplacement donc moins de gaz carboniques) et une qualité de vie pour un quartier conviviale.
Se mettre en concurence avec l'internationale.

VINCENT, NANTES, le 19/09/2011 14:02

Relancer le commerce de proximité dans le centre de chaque commune et dans chaque quartier crée un partenariat avec les commerces pour la question (N° 1 l’économie à la nantaise).
Favoriser les P M E avec une réduction à l’implantation pour crée de l’emploi local
Développer les plus petites communes pour les rendre attractive.
Avoir la possibiliter de se former en entreprise.
Pouvoir être ecouter dans les projets d'une ville futur consacrer au énergie renouvelable ( indre, couéron, nantes, thouaré, sainte-luce, mauves, le pellerin, la monatgne, bougenais, rezé, saint- sébastien, basse goulaine) toutes ses communes bénéficie d'un fleuve qui à vue naître le grand nantes et les petites communes, qui ont laisser l'économie de se fleuve partir avec les marée.

VINCENT, NANTES, le 19/09/2011 14:12

Happy apicultrice

On était mercredi matin et, comme d’habitude, les deux grands étaient à l’école et la plus jeune au jardin d’enfants. Ça lui faisait encore bizarre d’amener sa fille de 5 ans au jardin d’enfants. Quand les dernières classes de maternelle avaient fermé en France, Nina s’était demandée comment ses enfants auraient la chance de fréquenter une structure éducative avant leurs 6 ans.

Heureusement pour elle, la métropole avait vite annoncé qu’elle prendrait en charge l’intégralité du coût à l’année de ces jardins d’enfants. Si elle avait habité à Nice par exemple, avec son seul salaire et le coût mirobolant dont devaient s’acquitter les parents d’enfants « kindergartés » dans cette ville, Nina aurait sans doute dû lâcher son boulot pour quelques temps. Et il aurait été hors de question de demander de l’aide à ses parents.

Quand elle avait commencé à décrocher à l’école, en 4e, et à traîner avec ces filles qui n’étaient plus ses copines depuis bien longtemps, ses parents avaient perdu toute confiance en elle. Depuis le soir où ils avaient dû venir la chercher au commissariat de Malakoff il y a 17 ans, les relations étaient toujours restées tendues.

En intégrant la 31e promotion de l’école de la 2e chance, elle avait enfin réussi à raccrocher. Nina avait même été reçue au concours spécialisé du milieu apicole du 1er coup et avait dégoté dans la foulée un poste d’apiculteur à Nantes Métropole.

Ce mercredi donc, elle venait de recevoir un message l’informant que M. et Mme Rameau, 137 rue de la Mitrie, demandaient une intervention rapide. Arrivée sur place avec son triporteur bleu et orange, Nina avait tout de suite repéré l’endroit où la ruche avait essaimé. Une nouvelle colonie avait commencé à se former à environ 50 mètres, dans un endroit difficilement atteignable pour l’homme mais à proximité immédiate de l’immeuble qui jouxtait leur jardin.

La récolte sur cette ruche était fichue, mais M. et Mme Rameau recevraient malgré tout leur 2,5 kg de miel, provenant d’une des 327 ruches installées chez des particuliers par Nantes Métropole.

Elle se rappelait bien du couple de retraités. C’est elle qui les avait renseignés sur les installations dans les jardins des particuliers et sur les toits des terrasses des immeubles. Le cahier des charges pour accueillir une ruche était strict, mais le lieu remplissait tous les critères. Ils avaient un peu craint les remarques des voisins, mais la déduction de 7% de leur taxe d’habitation avait fini de les convaincre. « C’est toujours ça de pris ! » Les deux immeubles situés de l’autre côté de la rue avaient également signés un contrat « insectes auxiliaires et espèces sentinelles » mais avaient opté pour des refuges à pipistrelles apposés sur leur façade arrière.

Le type était soulagé que l’intervention soit finie. Sa femme était tellement satisfaite qu’elle avait proposé à Nina de lui offrir un café frais ! L’apicultrice avait d’autres interventions qui attendaient, mais les occasions de boire du café ou du thé étaient devenues tellement exceptionnelles qu’elle avait volontiers accepté. Et la demi cuillérée de miel au fond de la tasse ne lui faisait pas regretter cette pause.

Soizic, Nantes, le 03/10/2011 21:49

Actuellement en études supérieures j'ai constaté que dans ma recherche d'écoles pour accéder à des dipômes de niveau Bac+2 et plus, certaines écoles délivraient des diplômes non reconnus par l'Etat et dans le secteur de la communication où je veux me spécialiser, plus de la moitié des écoles sont concernées. Je ne trouve pas cela normal car en sortant de ces avec notre diplôme nous ne trouverons pas facilement un emploi.

De plus, sur le marché de l'emploi actuel, les employeurs veulent à la fois des jeunes diplômés avec un bon niveau d'étude mais ils attendent également de nous que nous ayons de l'espérience professionnelle. Comment concilier les deux?

Concernant l'évolution des conditions de travail, entendant parler des adultes qui travaillent depuis des années autour de moi, je remarquent que ceux ci doivent faire face à de plus en plus de stress. Je pense qu'il est nécessaire de privilégier le côté humain dans les sociétés et d'embaucher plus pour décharger la masse de travail des employés.

M., Saint-Herblain, le 10/11/2011 10:43

Dire que nous ferons le même métier et travailler dans la même entreprise toute notre vie, c'est se mentir à soi-même.
Et il ne sera pas toujours évident de trouver dans le secteur d'activité recherché. Prenons exemple sur les pays nordiques (la Suède je crois).

Nous sommes appelés à travailler et à vivre plus longtemps aussi.

Le couvreur gardera t-il le même équilibre au-dessus du toit? Le livreur continuera t-il à livrer et dépoter plusiurs centaines de kilos 20 fois par jour? Le médecin sera t-il toujours aussi patient avec le patient ? etc...
Ne faudrait-il pas se former tout le long de sa vie et pas forcément dans le même secteur d'activité? s'échanger le travail? trouver un partenariat entreprise par entreprise? un jumelage? (on jumelle bien des villes !)
De toute façon le travail est à repenser autrement aujourd'hui et encore plus demain. ne sommes-nous pas tous à la recherche d'un bien-être et au-delà du pécunier?... faisons preuve de psychologie

MARCCO, nantes, le 28/11/2011 18:03

Les agents du service public ne manquent pas d'imagination ! Lisez le journal de l'emploi, de septembre 2030, des agents de Nantes Métropole qui ont participé à la démarche à titre volontaire !

Télécharger le document associé (PDF - 5.46 Mo)

mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 02/12/2011 17:50

Vous trouverez ci-joint une contribution réalisée par 11 stagiaires travaillant au CFP Presqu'ïle (Centre de formation professionnelle).

Télécharger le document associé (PDF - 4.18 Mo)

Mis en ligne par l'Equipe Ma Ville Demain, Nantes, le 08/12/2011 14:55

Découvrez une contribution du Café des enfants, par l'association A l'Abord'âge!

Télécharger le document associé (PDF - 52.21 Ko)

Mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 16/02/2012 13:08

Le conseil économique, social et environnemental de Saint-Sébastien nous livre l'une de ses contributions, consacrée à l'emploi.

Télécharger le document associé (DOCX - 27.99 Ko)

Mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 22/02/2012 16:55

La commune de Carquefou a réuni un groupe de femmes volontaires pour réfléchir à 2030. Voici leur contribution, autour de 4 questions. A retrouver aussi dans les questions 2, 4 et 7.

Télécharger le document associé (PDF - 402.05 Ko)

Mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 01/03/2012 11:35

Découvrez le compte rendu d'échanges organisés par Nantes Métropole Développement entre des chefs d'entreprise sur la question de l'emploi en 2030 !

Télécharger le document associé (PDF - 228.51 Ko)

mis en ligne par l'équipe Ma Ville Demain, Nantes, le 28/03/2012 14:37